Gérald de Palmas découvert avec sa chanson « Sur la route » revient sur les ondes avec son dernier tube « J'en rêve encore » écrit par Jean Jacques Goldman.

En pleine préparation de son Olympia le 14 mars et au milieu de sa tournée triomphale, Gérald nous a fait l'amitié de nous consacrer de son temps pour une interview exclusive.

Le titre de l'album, « Marcher sur le sable », semble faire référence à une traversée du désert ainsi qu'à la première phrase du titre « Une seule vie »...
Exact. Cela fait référence à la période suivant l'échec du second album « Les lois de la nature » où j'avais du mal à composer ; ça ne venait plus. Cette traversée du désert a duré quand même plus de deux ans et demi : une période réduite pas très cool.


Sur « J'en rêve encore », on retrouve Jean-Jacques Goldman pour le texte. Comment s'est déroulée la création de la chanson ?
Je ne lui ai pas donné d'idées de thèmes précis. En fait, on s'est vu deux ou trois fois pour discuter de tout et de rien. Je pense qu'il avait besoin de faire le tour de ma personnalité un peu plus précisément. Il est très fort pour ça. C'est quelqu'un de sensible. Ensuite, il a écrit le texte et j'ai eu la chance que ça tombe pile poil.


Il y aussi Maxime Leforestier qui a été une expérience assez originale. Peux-tu nous la raconter ?
Vers la fin de l'album, j'ai composé une musique sans texte. Il fallait que je rende mon disque à Polydor. J'ai été pris par le temps. En fait, un soir, je suis allé voir Maxime qui mixait son album juste à côté de chez moi, dans le studio d'à côté. Une simple visite de courtoisie, quelque chose de pas du tout prémédité. Il était assez détendu, il avait presque fini son disque. On s'est dit
« Tiens, si on faisait un truc ensemble ». Et comme je n'arrivais pas à écrire ce texte, il s'est proposé de le faire. Il a écrit le texte de son côté, je lui ai juste joué la mélodie car je ne l'avais pas sur bande. On s'est vus deux-trois fois. C'était une super expérience que de le voir faire devant moi. J'ai eu vraiment de la chance de voir travailler un auteur de cette qualité.


As-tu envisagé de travailler avec d'autres auteurs ?
Ce n'est pas ce qui m'intéresse. Pour Jean-Jacques et Maxime, ce n'était pas prémédité. Il faut que la rencontre se passe dans la joie et la bonne humeur, il n'y a que ça qui compte. Il faut que je m'entende bien avec la personne.


Tu as commencé une grosse tournée mais tu varies les salles du café concert au Zénith en passant par l'Olympia, pourquoi cette si grande variété de capacité de salles ?
En fait, les salles de concert sont réservées par un producteur de spectacles six mois à l'avance. Il a réservé ces salles alors que mon disque n'était pas sorti et qu'on ne savait pas encore si ça ne marcherait ou pas. Et ça a marché plus qu'on ne le pensait, donc à la rentrée prochaine, on fera de plus grandes salles mais j'aime bien jouer dans des petites salles aussi.


Le 28 novembre 2000, tu as participé à l'un des tournois de guitares organisé par Jean-Félix Lalanne. La guitare est-elle le seul instrument avec lequel tu composes ?
Oui, principalement. Parfois le clavier mais j'en joue très mal. Avec la guitare, j'ai vraiment un côté très affectif, en particulier avec la guitare folk.


Comment as-tu appris à jouer de la guitare ?
Tout seul, à l'âge de dix-huit ans.


Ce soir-là, il y avait aussi à tes côtés, Michael Jones qui prépare actuellement un nouvel album. Est-ce que tu pourrais et va lui écrire une chanson ?
Ecoute, je ne sais pas du tout. En ce moment, je n'ai vraiment pas le temps avec la promo et les concerts : ce n'est pas le moment propice. Je le connais bien et je m'entends bien avec lui. Mais dans l'absolu, je pourrais.


Ton site Internet officiel www.depalmas.com.fr vient de s'ouvrir. Une volonté de ta part ?
De ma part et de ma maison de disques. J'ai découvert Internet comme tout le monde, il y a deux, trois ans.


Utilises-tu Internet pour travailler avec tes musiciens ?
Je n'ai pas encore fait ça mais ça pourrait se faire car je travaille avec un clavier qui vit en Angleterre. Avec ce problème géographique, entre lui et moi, un de ces quatre, je pourrais en venir à ce genre de méthodes. Je préfère quand même les rapports humains.


Quelle est ta position face au MP3 ?
Je pense qu'il faut que cela soit géré par des lois avant que ce ne soit trop dramatique. Quelque part, je me demande si la copie sur CD gravé n'est pas plus dangereuse que le MP3 lui-même.


Certains fans t'ont consacré un site internet. Les as tu déjà rencontrés ?
Oui, durant des tournées. On a discuté, ce sont des mecs vraiment sympas. C'est vraiment cool ce qu'ils ont fait.


Quels sont tes projets ? Un live ?
Je vais peut-être essayer d'enregistrer. Pas pour avoir un live toute de suite mais plus tard, dans deux, trois, quatre ans, pour avoir des versions différentes.


De quoi rêves-tu encore professionnellement ?
Ce n'est pas un rêve, c'est plutôt un souhait. Celui de pouvoir continuer encore longtemps ce métier.

Jean-Michel ROYER / 21 février 2001
Photo © X./Polydor

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