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Après avoir adapté, avec succès, les vies de James Dean (La Légende de Jimmy) et de George Sand (Sand et les Romantiques), Luc Plamondon a trempé sa plume dans l'univers du roman de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris. Avec l'aide du compositeur franco-italien Richard Cocciante et de quelques belles voix franco-québécoises, le spectacle Notre-Dame De Paris est né.


Je sens ma vie qui bascule

Des deux côtés de l'Atlantique, la renommée de Luc Plamondon n'est plus à refaire. Ses chansons pour différents interprètes français et québécois, mais surtout l'opéra-rock Starmania sont ses cartes de visite. Richard Cocciante, comme beaucoup de chanteurs italiens, mène une double carrière en Italie et dans les pays francophones.

La première collaboration du tandem remonte à 1986 pour Question de feeling que le compositeur interprète avec Fabienne Thibault. En 1990, ils renouvellent l'expérience avec le tube L'amour existe encore pour Céline Dion et Je n'aime encore que toi pour Sylvie Vartan. En plein succès de Notre Dame de Paris, ils écrivent Je t'oublierai, je t'oublierai pour Isabelle Boulay.

Les deux hommes prennent goût à écrire ensemble. Un jour, Cocciante dévoile ses dernières compositions à Plamondon. Ce premier les juge très belles mais trop lyriques pour lui. Plamondon propose alors de les intégrer à un vrai opéra joué par un orchestre symphonique. Après de multiples discussions, les deux hommes se tournent vers le concept de l'opéra-rock.


C'est une histoire qui a pour…

Durant cinq ans, Luc Plamondon et Richard Cocciante conçoivent le livret composé de 53 chansons pour sept personnages. L'histoire est scindé en deux actes comprenant huit tableaux chacun. L'œuvre musicale de Plamondon et Cocciante décrit en profondeur les états d'âme et la personnalité des personnages ainsi que le degré de folie d'amour de plusieurs hommes pour une seule femme.

L'action se situe à Paris en 1492. Le personnage d'Esméralda est au cœur de l'histoire. Cette bohémienne à la beauté sauvage envoûte tous les hommes.

Le pouvoir est représenté par l'archidiacre Frollo, partagé entre sa foi et les idées nouvelles de la Renaissance. Son désir pour la bohémienne le rendra fou. Frollo a aussi un "esclave", Quasimodo, géant de vingt ans, bossu, boiteux et borgne. Il est le sonneur des cloches de Notre-Dame De Paris. Son amour pour Esmeralda atteindra le sublime. Phoebus, le capitaine de la cavalerie du roi, fait respecter l'ordre. Il est fiancé à une jeune fille de son monde, Fleur-de-Lys. Il s'éprend lui aussi de passion pour la jeune Esmeralda. Mais celle-ci se retrouve marié de force à Gringoire, troubadour, poète des rues et ami de Frollo. Ce sera une noce blanche célébré par Clopin, le chef de la Cour des Miracles, lieu où se retrouvent les sans-papiers.


Ces diamants-là

En janvier 1997, paraît l'album original enregistré en studio et composé de seize chansons fortes. Les titres ont été arrangés par Cocciante et le tandem Serge Perathoner et Jannick Top. On doit à ces derniers, la production de la version anglaise de Starmania ainsi que de nombreux albums de Michel Berger et France Gall.

Avec l'expérience réussie de Starmania, Luc Plamondon s'occupe du casting. Bruno Pelletier incarnera le rôle du poète Gringoire : il a déjà incarné le rôle de Johnny Rockfort dans Starmania et a aussi plusieurs albums solo à son actif. Daniel Lavoie, connu grâce à la chanson Ils s'aiment, se voit proposer le rôle du prêtre Frollo. Patrick Fiori, candidat à l'Eurovision 93 et appuyé par l'auteur Eddy Marnay accepte le rôle du beau capitaine Phoebus. Découvert dans un bar au Québec par Plamondon, Garou, avec sa voix rauque et blues, endosse le rôle du bossu de Notre-Dame, Quasimodo. Durant les castings, c'est Julie Zenatti qui, à peine âgé de quinze ans, se voit retenue pour le rôle de Fleur-de-Lys. Le dernier rôle proposé et accepté est celui d'Esméralda, par l'israélienne Noa.

C'est Vivre qui inaugure la liste des singles. Si ce titre connaît un succès d'estime, l'extrait suivant Belle est un méga-hit multi-diffussé sur les ondes et se vendant à près de trois millions de singles (18 semaines en tête du sacro-saint Top 50). Ensuite, Le temps des cathédrales continue à enthousiasmer le public. Ce n'est pas le cas de Dieu que le monde est injuste qui est boudé par le public.

Depuis le 16 septembre 1997, la troupe de Notre-Dame de Paris, composé des interprètes du disque (à l'exception de Noa remplacée par Hélène Segara) donnent ses représentations au Palais des Congrès de Paris. Cette série de spectacles sera suivie d'une tournée en France et au Québéc. Le tout donne lieu à un double album live (composé des cinquante-trois titres de l'œuvre) présenté dans un coffret avec un très beau livret comprenant l'intégralité des textes ainsi que des sublimes photos de Richard Baltauss.

Il existe également un CD de 16 titres symphoniques (musique seule) de l'œuvre, peu connu du grand public.

Les interprètes originaux se font remplacer par leurs doublures ou des remplaçants chanteurs comme Renaud Hantson, Herbert Léonard ou Damien Sargue. De plus, des troupes parrallèles voient le jour, notamment au Québec. France d'Amour, Mario Pelchat, Sylvain Cossette, Natasha St-Pier, Marie-Eve Janvier sont les premiers interprètes de la première troupe québécoise.


Is the only word

Début 2000, paraît un deuxième album studio mais cette fois-ci en anglais. C'est l'américain Will Jemings qui adapte les textes. Garou, Bruno Pelletier, Daniel Lavoie, Luck Mervil et Natasha St-Pier gardent leurs rôles respectifs. Tina Arena créé le rôle anglais d'Esmeralda, tout comme Steve Balsamo pour Phoebus. Céline Dion s'approprie le rôle principal d'Esmeralda en chantant sa version de Live for the one I love. Simultanément sur les ondes, on peut entendre deux versions, celle de la québécoise Céline Dion ainsi que celle de l'australienne Tina Arena.

Le spectacle dans la langue de Shakespeare voit le jour, tout d'abord, à Londres et puis ensuite à Las Végas. Tout ceci sous l'œil attentif de l'équipe d'origine de création (Luc Plamondon, Richard Cocciante, Charles Talar, Gilles Maheu, Martino Müller, Fred Sathal, Alain Lortie), il n'y a que la langue qui change ! Même si il n'existe pas de preuves discographiques, sachez qu'il existe des adaptations allemandes, espagnoles, italiennes et flamandes du spectacle.

Fin 2001, un deuxième album live enregistré au Théatre Mogador paraît. On peut remarquer Shirel dans la nouvelle distribution. Luc Plamondon dira d'elle qu'il a enfin trouvé son Esmeralda.

Brouillés, les deux papas de Notre-Dame de Paris proposent, courant 2002, au public chacun un nouveau spectacle musical. Plamondon et Musumara remettent Cendrillon au goût du jour avec Cindy. Quand à Cocciante et Elisabeth Anaïs, ils respectent fidèlement l'œuvre de Saint Exupéry, Le petit prince.

Jean-Michel ROYER & Ludovic LORENZI / 27 Août 2002
Visuel © Maxime Ruiz

DOSSIERS
  • Garou
  • Patrick Fiori
  • Bruno Pelletier
  • Luc Plamondon
  • Hélène Segara
  • Julie Zenatti

  • 1997
    1er album studio

    1998
    Album live integrale

    2000
    Album studio anglais

    2002
    2e Album live