Benjamin Biolay bénéficie d'une excellente réputation avant même la sortie de son premier album, Rose Kennedy. Ces derniers temps, on l'a reconnu, coup-sur-coup, pour ses talents d'arrangeur, de musicien, de réalisateur des disques d'Isabelle Boulay (« Mieux qu'ici bas »), d'Henri Salvador («Chambre avec vue»), d'Ol («Ceux que je tutoie») sans oublier l'album de Keren Ann, son alter-ego, avec laquelle il constitue le tandem le plus en vogue du moment.


Assez parlé de ses réussites extérieures, penchons-nous sur l'opus de ce jeune prodige qui a écrit, composé et arrangé lui-même ce Rose Kennedy. C'est l'histoire en treize chansons d'une famille unique et d'une tragédie universelle. Les treize titres se répondent avec cohérence de façon très émouvante. Ce qu'on la presse apprécie, en général, sur ce disque, ce sont « ses talents de mélodiste et son imagination dans les arrangements de cuivres rutilants et de cordes soyeuses ». Sa voix se situe entre celle de Gainsbourg, Daho et Chamfort. Pour les fans, sachez que Benjamin avait déjà sorti deux singles inédits dont La révolution sorti en 1997 et réalisé par l'excellent Pierre Jaconelli (Zazie, Obispo, Bauer).


On espère que Rose Kennedy est le premier album d'une longue liste. A écouter et à faire découvrir...

Jean-Michel ROYER / Avril 2001
Photo © X./

Benjamin BIOLAY
Rose Kennedy