C’était dit Ishtar et ses amis d’Alabina s’installent pour deux jours à l’Olympia les 2 et 3 décembre.


Yalla

Le rideau s’ouvre et laisse apparaître un immense voile au milieu de la scène avec une lumière laissant deviner la silouhette d’Ishtar, la voix est là, les musiciens aussi, la lumière est envoûtante et très belle ! Tombé de rideau, la belle est sur scène pour se lancer dans son show. Yalla ! La robe est somptueuse et brille de mille feux, le trac se ressent et Ishtar ne se sent pas à l’aise.


Si tu ouvres les bras

Le spectacle alterne les chansons de son premier album solo (Yalla, Et qu’un ange passe, Apprivoise-moi, Corps étranger, Mille et une nuits, Lamouni, Ecaliptus) sans oublier pour autant les chansons avec ses frères Los Ninos de Sara de la communauté gitane de Montpelier (Antonio, Coco, Santi, Ramon) qu’elle chantait du temps d’Alabina. Sur ces dernières, le public montre quelques reticences mais se lève et bouge à tout rompre, ça danse comme rarement on a pu voir à l’Olympia. Durant ses deux soirées, Ishtar s’est vu rejoindre sur scène par plusieurs artistes : Carole Fredericks (complice de Jean-Jacques Goldman) le samedi et Daniel Levi (le chanteur star des Dix Commandements) le dimanche pour un merveilleux duo sur Comme toi, viennent ensuite Dany Brillant « Reve d’orient » et Idir pour un chant traditionnel.


Et qu'un ange passe...

Sans oublier son « ange gardien », Jacques Veneruso, auteur-compositeur de la plupart des titres de son album solo et directeur artistique de ses concerts, apparaît sur scène, avec sa guitare, une de ses meilleurs interprètes pour Mille et une nuits et le single promo Corps étranger remixé en version house, le futur succès des discothéques. Ne vous inquiétez pas si vous voyez un kangourou bleu qui sautille dans tous les sens et s’agite en coulisse ou sur scène, c’est Jacques qui a gardé son âme d’enfant... La fin est proche, avec les traditionnels remerciements. Le public en redemande encore ! Ishtar ne peut resister à l’appel du public pour interpréter Si tu ouvres tes bras et l’hommage à sa grand-mère Nona Je n’oublie rien, émouvant à tel point que des larmes roulent doucement sur les joues du public.


Je n'oublie rien

Le show a défilé à une vitesse vertiginante mais Ishtar a réussie à réunir les chants de son nouvel album solo, les duos avec Alabina et des standards du repertoire israélien, c’est du travail minutieux et parfaitement réglé !

Yann CORVISIER & Jean-Michel ROYER / Décembre 2000
Photo © X./Columbia

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