Quelques minutes après la fin d'une première partie envoûtante et pleine d'émotion, l'obscurité a envahi l'immense salle de Bercy. Un léger son de cornemuse est alors venu du fin fond de cette nuit artificielle pour nous chatouiller les oreilles. Est alors apparu le Bagad de Kimperlé qui en traversant la célèbre fosse de Bercy a enflammé le public et les drapeaux bretons flottaient tous fièrement.


Ca y est, c'est parti, on est enfin plongé dans le mythique concert d'Excalibur. Alan Simon nous entraîne alors dans son rêve et ce rêve ne sera que pur bonheur et enchantement du début jusqu'à la fin. Chaque parole, chaque morceau musical nous emporte et nous fait rêver. Les Tri Yann sont restés fidèles à eux-mêmes en faisant chanter et danser toute la salle. Roger Hodgson nous distille une fabuleuse version du morceau The elements. Nikki Mathesson nous fait vibrer avec sa voie de cristal. Didier Lockwood, le bagad Kimperlé, les choeurs bulgares l'orchestre symphonique de Prague nous apportent dans chacun de leurs morceaux la richesse de leur culture.


Alan Simon avait un rêve. Il en a fait un véritable concert mythique ou tout n'a été que bonheur et harmonie. Le seul reproche, que les mauvaises langues ont fait, venait de l'absence de Dan Ar Braz. En conclusion, il n'y a qu'une chose à dire : merci à Alan Simon pour cette forte intensité émotionnelle pendant près de 2 heures.

Loïc SPECIA & Jean-Michel ROYER / Eté 2000
Photo © Loïc SPECIA & Jean-Michel ROYER pour InfosMusic.net

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